Steven Spielberg à la cinémathèque…
Pour ceux qui n’auraient pu voir le direct, voilà le moyen de revoir la master class de Steven Spielberg. Costa-Gavras et Serge Toubiana assurent les questions…
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Pour ceux qui n’auraient pu voir le direct, voilà le moyen de revoir la master class de Steven Spielberg. Costa-Gavras et Serge Toubiana assurent les questions…
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Y a le pour … et y a le contre. Pour moi, ce sera le pour avec un P majuscule, souligné et en gras, s’il vous plaît !
Maintenant, faut expliquer le choix…
Rien qu’à lire le titre de l’article, 50 % du travail est déjà fait. Indy qui ? Jones my dear. Je sais… les puristes vont crier au scandale ! Ben y a qu’à les laisser crier pendant qu’on prend son pied. Si la question était de savoir comment mettre une p’tite claque au cinéma d’animation depuis la découverte de tous ses principes élémentaires depuis Méliès… et bien, c’est fait ! Quoi ! Le Motion Capture. Et ouais, on capture le jeu des comédiens pendant qu’on les intègre dans la boîte. Il y avait bien eu un essai infructueux avec la version animé du Seigneur des Anneaux de Ralph Bakshi en 1978 (à cette époque, il s’agissait de peindre sur le mouvement des acteurs pour obtenir un réalisme qui mettrait en défaut les techniques utilisées par les studio Disney). Ça fonctionnait correctement… dans la première heure du film. Après, le fric n’étant plus là, ça devenait brinquelalant jusqu’à frôler le ridicule dans la fin du dessin animé. Mais c’est pas le sujet qui nous intéresse, non ! C’est le Tintin de Spielberg et Jackson (oui, les deux, mon capitaine !).
Cette fois-ci, ça roule, et même très bien. Enfin des personnages de BD qui s’expriment avec de vrais faciès. Pas du réchauffé, pas du factice… du consistant, de l’expressif… tonnerre de Brest. Jamie Bell et Andy Serkis ont mis tout leur talent au service de cette production d’un maître du cinéma de l’Aventure. Et hop, vous voilà embarquer pour un voyage sans escale. Rythme, ambiance des années 60, clins d’oeil à Hergé lui-même, humour, une véritable plongée dans l’univers des BD d’Hergé (couleurs, dessins, éclairages, même si pas mal de scènes se déroulent la nuit… le p’tit péché mignon de Steven). On en prends plein les yeux avec une 3D discrète et efficace. Bon, pour les puristes, mettre 3 albums dans un seul film, ça fait un peu gâchis, mais n’oublions pas que Tintin n’est pas forcément une lecture courue pour les jeunes du XXI siècle. Et pour finir, si, si, vous l’aviez remarqué… la bande-son. De nouveau, la deuxième moitié du cerveau de Steven, le compositeur John Williams. Comment ça on pense au docteur Jones en voyant le film ? Je pense que c’est un peu voulu… non ?
Attention ! N’oubliez pas de prendre votre respiration dès le début, sinon, l’apnée va être difficile à supporter ! Ça commence avec un générique sous forme de clin d’oeil à l’oeuvre d’Hergé, un vrai petit bijou d’animation.

Run Tintin… run
Je sais… ça fait plutôt réchauffé comme titre, mais les lois de l’espace-temps sont impénétrables. Même la mythique vitesse de la lumière en a pris un sacré coup ! Est-ce l’effet d’annonce d’un grand retour de la SF ? Se plait à y croire et pour s’en convaincre se remet à lire « Ubik », un excellent Philip K. Dick où l’on retrouvera tous les thèmes chers à son oeuvre littéraire.
La BO de Doctor Who qui tourne boucle… durant de trop courtes périodes récréatives. Activité noctambule d’un hibou qui reste les yeux ouverts devant son écran. La renaissance de « Rune » qui reprend vie sous la virulence d’une plume ratureuse et rageuse. « Un Musicien de Prague » qui se retrouve dans les starting-block, et deux romans de SF qui déploient leurs ailes dans des mondes parallèles. Pas de quoi s’ennuyer côté neurones. Pour les lecteurs du « Joueur de Cartes », s’ébauchent également les premières lignes d’un retour en Nowhereland. Londres, 1904, un Conan Doyle au meilleur de sa forme, une Sophie McLaughin qui va renouer avec son vieux démon grâce à un jeune journaliste français qui ne va pas faire dans la dentelle. Spiritisme, enquête, plan machiavélique, galerie de personnages haut en couleurs et toujours aussi loufoques… et quatre Dames pour lui venir en aide. Tout un programme…

Petite virée au cinéma avec les enfants pour découvrir la nouvelle réalisation de J.J. Abrams : Super 8.
Sentiments partagés après la vision de ce qui s’inscrit comme très bon moment de cinéma, mais qui flirte avec le grandiose… dommage ! Certains évoqueront des références trop évidentes aux oeuvres de Spielberg… c’est vrai, elles sont nombreuses, mais pour ma part elle apparaissent plus comme d’agréables clins d’oeil au maître du cinéma de SF (excellente private joke dans le film « Paul« ). Non, c’est plutôt la sensation d’un J.J. Abrams qui appuie un peu trop fort sur le frein pour éviter de voir la machinerie s’emballer… Snif ! un regret.
Pourtant, pour tous ceux qui ont eu l’occasion de filmer avec ce genre de caméra, c’est l’extraordinaire sentiment de liberté qui prévalait. La magie prendre forme sur un écran, la paire de ciseaux qui décidait du rythme, de l’action, du sens, bref une forme d’artisanat qui vous laissez comme un goût d’insatisfaction avec cette volonté de toujours vouloir recommencer. Cette caméra va devenir un oeil, voir ce que l’on ne peut pas ou ne plus voir (l’exemple de la séquence tournée pendant l’accident du train en est une excellente confirmation). La caméra sert de fuite, de pretexte, l’outil idéal pour rompre avec un monde trop adulte, trop sérieux, et de rester dans l’âge où rêve et imaginaire sont encore des besoins vitaux.
Un Kyle Chandler plus pertinent dans la série TV « Demain à la une » que dans son rôle de shériff où un Rod Steiger avait fait merveille dans « Jaws« . Une image à l’aspect patiné (aux couleurs tirant sur des dominates chaudes ou trop froides à l’instar des pellicules Super 8… si, si, je sais de quoi je parle), certainement voulue mais qui biaise le regard par une sorte de filtre artificiel. Le rôle des militaires plus accentués dans « Rencontre du 3eme type » et davantage manipulateurs. L’amitié jusqu’à devenir un sentiment exacerbé comme dans « E.T« .
Mais tout le pari de J.J. Abrams tient dans une scène : le moment où le groupe d’ados se décide à tourner dans une gare désaffectée. Une répétition qui les tient en haleine devant l’incroyable prestation de Elle Fanning jusqu’au moment de la fameuse tirade qui reviendra comme un leitmotiv : « plus-value sur la production ». Non mesdames, messieurs, si vous cherchez un Cloverfield 2, vous avez fait le mauvais choix ! Si vous aviez fait confiance à la bande annonce qui annonçait un nouveau blockbuster vous en ferez les frais comme un David Vincent qui cherche encore sa route (D’ailleurs, on ne retrouvera aucune des images du premier trailer… bien fait !).
C’est délibérément le côté « émotion » qui ressort de ce film. Certains y seront moins sensibles que d’autres… Car c’est le regard de jeunes ados accrochés à une époque (fin des années 70) où tout se bouscule et où tout va décidément trop vite qui doit nous questionner.
La patte du maître est présente et transparait comme un filigrane un peu trop marqué . Quand viendra le jour où J.J. Abrams s’affranchira, au même titre que le personnage de Joel Courtney, et laissera s’envoler le médaillon qui le retenait à son mentor pour voler de ses propres ailes.
La question reste suspendue aux coins de mes lèvres… Quand l’élève supplantera-t-il le maître ?

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Au bord du gouffre s’éleva un souffle à m’en déchirer les poumons, l’odeur du souffre refluait dans mes narines comme la pestilence de milliers de cadavres en pleines décompositions.
Et dire qu’il me fallait faire le grand saut… Maudite sorcière. Trop parfait pour croire.
Elle était venue s’asseoir à table, le regard vide, les yeux écarquillés comme des billes d’obsidienne, immenses et intenses. Sans bruit, elle avait glissé sa bouche près d’un reste de cartilage en forme d’oreille, et insufflait des mots qui aurait terrassé n’importe quel quidam installé dans cette auberge miteuse. Puis, elle s’était rassise, joyeuse, le sourire aux lèvres attendant de voir l’effet de son venin se distiller en moi.
Je regardais les quelques bouts de viande qui pataugeaient dans ce bouillon infâme et insipide. A coup sûr, elle avait réussi à me couper l’appétit.
Ses lèvres s’articulèrent, et dans un demi murmure, presque aérien, un nom terrible embruma le souffle de sa voix semblant venir des profondeurs du sol.
- Amphilabius
Un démon des terres australes, le dernier de son espèce. Cinquante ans que je cherchais à lui clore les paupières pour de bon, et livré par une femme énigmatique sur un plateau d’argent.
Un coup du sort… peut-être ! Un coup de chance… sans plus. En tout cas, pas le genre de chose à me faire galoper en haut des rideaux.
Je vidais dans une dernière goulée cette bière noire, amère comme une herbe sauvage, un maigre réconfort dans cette auberge. Je glissais ma lame damasquinée dans son fourreau de cuir.
Elle se leva, et du doigt me signifia de la suivre. La pièce d’argent ricocha sur la timbale en étain, bien suffisante pour rétribuer cette pitance de misère.
Elle glissa sa main chaude dans la mienne, aux relents de graisse poisseuse, et m’entraina rapidement dans la cour où les chevaux renâclaient au dessus de leur sceau rempli de foin et de son.
Je m’apprêtais à ouvrir la bouche pour connaître la destination lorsque ces mains expertes, plus rapides qu’un carreau d’arbalète, empêchèrent le moindre son de jaillir.
La grosse pierre sertie à l’anneau d’argent se mit à briller comme un brasier sur son index gauche. Trois syllabes animèrent ses fines lèvres rouges et un tourbillon de vapeur nous éleva dans les airs jusqu’à nous faire rejoindre la cache du dernier des démons.
En rouvrant les yeux, je vis mes pieds à moitié suspendus dans le vide, les pierres roulant sous la semelle pour exécuter un saut sans fin en cet abîme de cauchemar.
- Où ? lui demandais-je attiré par l’immensité de cette faille rocheuse.
- Là ! indiqua-t-elle de son index tendu vers le bas.
Mon voyage touchait à sa fin. Un pas. Le grand pas, et il trouverait son but ultime.

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Flashback sur une époque phare de la conquête spatiale… les années 60. L’élection de JFK, Un Khrouchtchev qui doit faire face à la pression intense des grosses pontes du Kremlin. Les militaires de chaque côté du rideau qui veulent le réduire à un ramassis de métal déformée à la chaleur d’une guerre nucléaire, prêt à tirer à pile ou face pour savoir qui sera le dernier à contempler une terre dévastée. L’assassinat de Kennedy, celui de Martin Luther King, Woodstock, Eh bien quoi ! Une époque formidable… s’il n’y avait un petit grain de sable venu s’immiscer dans ces rouges parfaitement huilés. Cette sacré conquête spatiale devenu un enjeu capital de deux mondes qui préfèrent le rêve à la métamorphose d’un monde en pleine mutation, Apollo d’un côté, Luna de l’autre. Un parfait point de départ pour un nouveau roman jeunesse… allez hop ! Incursion dans le monde de la SF, guerre froide, espionnage, course aux étoiles, et… pour le reste… faudra attendre un peu !

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Dernier jours de juin qui s’évaporent à la chaleur de l’été… La route des salons qui s’efface peu à peu derrière soi, un dernier regard nostalgique au-dessus de l’épaule avant de continuer. Une pensée sur la grande fête de l’imaginaire… Oui mais voilà, été de labeur, révision de textes et quête initiatique au royaume des cosmonautes pour une nouvelle aventure au pays des cowboys en jupette rouge. Même si la pluie vient à redoubler, l’été sera chaud, très chaud… de toute façon, y avait qu’à faire gaffe en mettant les doigts dans un traitement de textes.

Donc, prochaine aventure, SF, espionnage et guerre froide… au moins ça évitera de bouffer trop de crème glacée dans les prochains jours. Mais rassurez-vous, dès septembre on remet ça… ben quoi ! les salons…
Y a pas à dire, la saison 6 de Docteur Who ça aide quand même…
A+ pour la suite des aventures et glissez toujours un p’tit coup d’oeil sur la page d’à côté…
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Les dédicaces s’enchaînent. La chaleur terrasse les auteurs sous la toile des chapiteaux. Les rencontres sont nombreuses et toujours aussi passionnantes. Le Joueur de Cartes continue son p’tit bonhomme de chemin et les blogs fleurissent de retour de lecture. Quelques rencontres dans les collèges sont déjà prévues.

Murielle Babault et Elmo
Oui… mais voilà… dans quelques jours débuteront pour un dixième anniversaire le grand festival des littératures de l’imaginaire à Epinal : Les Imaginales. Du 26 au 29 mai, quatre jours pour venir rencontrer plus 130 auteurs, plus de 60 conférences, débats, café-littéraires pour parfaire ses connaissances en matière de SFFF. Vous avez compris : un rendez-vous incontournable au coeur des Vosges. Si nous n’êtes pas convaincu, un p’tit coup d’oeil sur le programme de cette année : festivités des Imaginales 2011. Pour cette 10eme édition un hommage sera rendu à un grand auteur de l’imaginaire, au regretté Pierre Bottero par Gilles Francescano (illustrateur de ses romans) et Erik L’Homme avec qui il avait initié la saga A comme Association.
Le Joueur de Cartes et son auteur participeront à cette grande fête de l’imaginaire. Un bon moyen pour découvrir ce mystérieux personnage…
Que ce soit, à pied, à cheval, à vélo, en voiture, en train, en avion, Tardis… ou tout autre moyen de téléportation, aucun excuse ne sera tolérée… qu’on se le dise !
A bientôt pour cette grande fête
PS : Les langues se délient et les blog aussi… un p’tit clic sur les liens ci-dessous.
Le blog de Laure Dareau : De l’autre côté du miroir
La littérature jeunesse de Judith et Sophie
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De retour de Provins et de son festival du livre, à l’ombre des souvenirs qui ne tarderont pas à devenir fugaces, il est temps de poser les valises – surtout celles sous les yeux – pour un petit flashback. Lecteur, rêveur, badaud, à la recherche d’un tête connue, la foule s’étend dans les allées comme une marée vivifiante . Donc, première expérience et premières rencontres devant les yeux circonspects ou sourcils relevés face à la couverture du Joueur de Cartes. D’un retournement habile, le regard déshabille la quatrième de couverture, de quoi satisfaire une ébauche de curiosité. La main encore hésitante, elle s’approche, prête à braver une dernière frontière, l’esquisse d’un sourire en guise de briseur de glace. Eh oui, c’est bien à toi que s’adresse cette ultime tentative. Le stylo encapuchonné va devoir livrer combat avec le papier et griffonner quelques mots sensés afin de ne pas paraître complètement imbécile.

De retour à la maison, il en restera le souvenir de deux jours d’une expérience unique pour un auteur débutant, les discussions dans la voiture avec une passagère, auteur de talent, Bénédicte T. Sans oublier les vives remerciements pour David Sottiez et son organisation aux petits oignons, ainsi que Volpilière et sa charmante éditrice Elisabeth.
Alors, bien évidemment, ça donne envie de recommencer… préméditer l’acte au point de le rendre inévitable. Pour les curieux, y aura qu’à cliquer sur la page d’à côté, celle qui fait défiler la course du temps.
Cependant, il n’est pas toujours facile de passer de l’autre côté du miroir…
A bientôt
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Difficile d’imaginer un roman jeunesse sans une couverture propre à distiller dans l’oeil du futur lecteur un peu d’imaginaire ? Il faut croire que oui. Sans cela, il ne subsisterait plus qu’un titre ésotérique auquel serait suspendu notre choix aux lignes d’une quatrième de couverture lancées comme un chalut pour capturer notre attention.
Avoir la chance d’une couverture réussie, c’est l’expression du talent d’une illustratrice qui aura su restituer en image l’atmosphère d’un roman. La couverture du Joueur de Cartes est signée Mara. Dessinatrice, illustratrice, scénariste de BD que je vous invite à découvrir rapidement avec les deux premiers tomes de Clues aux éditions Akiléos, ainsi que son blog.

Si vous aimez l’époque victorienne, les personnages à la Sherlock Holmes, les intrigues bien ficelées, un Londres glauque à souhait alors Clues est fait pour vous.
Et en bonus, une interview de Mara réalisée avec mon compère Fred Ricou pour Les Histoires Sans Fin.com
Interview Mara – Clues 1 & 2
envoyé par LesHistoiresSansFin
Après ça, vous allez devenir incollable
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Pour l'heure, le Cycle de Rune n'est qu'à l'état de manuscrit. Dans les prochaines semaines, le premier tome sera envoyé à différents éditeurs dans l'espoir de publier ce premier livre. Dès lors, le site pourra s'enrichir et contenir profusion d'informations sur cette saga qui émergera dans un proche avenir, je l'espère !