Au fait, c’est quoi la Fantasy ?
Vaste question et long débat, pourrait-on dire ! ou encore, sujet à controverse. Toujours est-il que le Cycle de Rune s’inscrit bel et bien dans la pure tradition du genre Fantasy. Oui, mais … c’est quoi la Fantasy ?
Pour résumer en quelques mots (sans partir dans d’interminables descriptions), c’est l’intrusion dans un récit comportant un ou plusieurs éléments mythiques (dans notre cas, il s’agit de l’ancien monde des Celtes et des pierres de rune), d’un élément essentiel et irrationnel comme la magie. Le mot Fantasy provient à l’origine de l’anglais et peut se traduire par Imagination. Surtout, à ne pas confondre avec le mot Fantaisie que l’on utilise en Français et qui nous rapproche du terme Merveilleux.
Ne peut-on pas classer l’Odyssée d’Homère comme le premier des romans de Fantasy ? Eh oui, il y a un début à tout.
La Fantasy décrit également un cadre comportant un élément ou un objet permettant de franchir la barrière séparant le monde réel et le monde imaginaire. Par exemple, le terrier du lapin dans Alice au pays des merveilles, le train du Poudlard Express dans Harry Potter, et rassurez-vous, les exemples ne manquent pas.
Dans le Cycle de Rune, une ancienne porte du Temps ayant permis l’exode des Familles Magiques, servira de passerelle entre les deux mondes.
Dans notre époque moderne, il faudra attendre le XIXe siècle avec l’auteur écossais George MacDonald (The Princess and the Goblin en 1872) pour relancer ce genre littéraire qui influencera notamment J.R.R. Tolkien (La trilogie du Seigneur des Anneaux) et C.S. Lewis (les sept livres des Chroniques de Narnia).
Ce qui est indéniable, c’est la prédominance de la littérature anglo-saxonne dans ce domaine. Mais depuis quelques années, on assiste à une arrivée en force des auteurs français qui réussissent une incursion parfaite dans ce domaine, et qui concurrencent très adroitement le monde de la Fantasy. On peut citer ici, Erik L’homme avec sa trilogie Le livre des Etoiles, Sophie Auduoin Mamikonian avec les dix tomes prévus pour Tara Duncan, et des auteurs comme Marie Desplechin, Eric Boisset, Serge Brussolo, Pierre Bottero … N’oublions pas le monde francophone et nos amis Québécois avec Corinne De Vailly et sa série en dix volumes Celtina, Anne Robillard avec les douze volumes des Chevaliers d’Emeraude.
Enfin la Fantasy n’est pas un genre unique et exhaustif. Il se décline en de nombreux sous-genres comme la Dark Fantasy, la Fantasy Médievale, l’Héroic-Fantasy, la Fantasy Historique, la Fantasy Urbaine, … et maintenant, l’Uchronie Fantasy (qui prend forme en modifiant un fait historique « Le Point de divergence » et en imaginant les conséquences de son évolution à travers les dédales du temps. Par exemple, « Et si la Seconde Guerre mondiale avait été remportée pas les Allemands »). A découvrir, le livre de Pierre Bordage, Ceux qui sauront, ( »Et si l’école n’avait pas été rendue obligatoire par Jules Ferry »), le père de la trilogie A la Croisée des Mondes de Philip Pullman, la Trilogie de Bartiméus de Jonathan Stroud.
Décidemment, de quoi alimenter nos longues nuits de lecture à travers les mondes imaginaires.
Et de mon côté. Après avoir passé un long mois d’été à reprendre le texte du premier manuscrit (avec l’aide bienveillante de deux amies), j’ai envoyé de nouveau celui-ci à plusieurs maisons d’éditions.
Wait and see.
A+ pour la suite des aventures,
Bye.
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