Low Fantasy : un monde bien à part …
Même s’il peut sembler difficile, voire impossible de discerner les limites de la Fantasy, on peut néanmoins en définir les contours, s’en pour autant se contenter d’un vague flou artistique.
On peut considérer deux grandes familles : la Low et la High Fantasy, sans compter les innombrables subdivisions à l’intérieur de ces deux branches. Mais qu’est-ce donc que ces étranges bêtes ?
Commençons aujourd’hui par y voir un peu plus clair sur la Low Fantasy. Un peu d’étymologie s’impose, quoi que …
« Du Latin « phantasia » (« imagination», « idée, conception de l’esprit »), du grec ancien φαντασία (phantasia) (« apparition »), du grec φαντάζω (phantazō) (« rendre visible, présent à l’œil ou à l’esprit »), du grec φαίνω (phainō) (« faire paraître à la lumière »), du grec ϕῶὖ phôs (« lumière »). » (source Wiktionnaire)
Alors ! encore les ténèbres … enfin, façon de parler.
Pour définir un peu mieux le genre, c’est un genre littéraire où l’action se déroule dans un ou plusieurs mondes parallèles, où un élément irrationnel comme la magie fait son apparition. Ah ! ça parle de magie … pas seulement, c’est aussi le moyen de mettre en scène des contextes comme un lointain passé oublié, des créatures imaginaires, des mythes, de présenter un rapport plus respectueux vis à vis de la nature. Mais pas seulement … vous voyez bien que tout ça tend à être sacrément réducteur alors que la Low Fantasy évoque des univers bien plus vastes.
Dans les éléments nourrissants cette Low Fantasy, on pourrait citer la quête initiatique du personnage décrit comme « héros », la dichotomie entre notre monde réel et un monde imaginaire. Bref, tout cela n’est pas simple. Le mieux, c’est encore de se plonger dans quelques exemples.
Impossible de passer à côté d’une oeuvre majeure comme celle de JK Rowling et de son sorcier à lunettes. J’ai nommé ce cher Harry Potter qui définit assez bien les références à ce genre. Alors, JK Rowling, précurseur ? En aucune manière. Elle a simplement remis en surface (avec tout son talent littéraire et de surcroit au niveau mondial) la littérature de l’imaginaire aux yeux du plus grand nombre.
Autre question qui reste en suspend ! Est-ce la mort du fantastique et sa fusion inexorable dans la grande marmite de la Fantasy ? Que nenni. Une oeuvre comme « Les Cryptides » d’Alexandre Moix, nous montre combien chaque genre littéraire apporte sa cohorte d’imaginaire qui lui est propre et tout aussi palpitant et passionnant, sans pour cela avoir recours à la magie, fut-elle la plus noire !
Les auteurs français adorent jouer avec les genres, à dépasser les clivages et les codes imposés par un genre bien précis, pour le faire traverser par des courants divers et variés, en transfigurant la Fantasy dans un florilège d’imagination.
C’est aussi ça, la vivacité d’un genre et son devenir ! Savoir briser les barrières et s’affranchir des contraintes au grand dam des puristes. Mais là, c’est un autre débat …
Après tout ! c’est peut-être ça, la Fantasy à la française …
A bientôt
Bye
PS : 735 lectures de l’extrait du Cycle de Rune … Waouh !
Posted in Cycle de Rune, Fantasy, Manuscrit