Un Tintin… nommé Indy
Y a le pour … et y a le contre. Pour moi, ce sera le pour avec un P majuscule, souligné et en gras, s’il vous plaît !
Maintenant, faut expliquer le choix…
Rien qu’à lire le titre de l’article, 50 % du travail est déjà fait. Indy qui ? Jones my dear. Je sais… les puristes vont crier au scandale ! Ben y a qu’à les laisser crier pendant qu’on prend son pied. Si la question était de savoir comment mettre une p’tite claque au cinéma d’animation depuis la découverte de tous ses principes élémentaires depuis Méliès… et bien, c’est fait ! Quoi ! Le Motion Capture. Et ouais, on capture le jeu des comédiens pendant qu’on les intègre dans la boîte. Il y avait bien eu un essai infructueux avec la version animé du Seigneur des Anneaux de Ralph Bakshi en 1978 (à cette époque, il s’agissait de peindre sur le mouvement des acteurs pour obtenir un réalisme qui mettrait en défaut les techniques utilisées par les studio Disney). Ça fonctionnait correctement… dans la première heure du film. Après, le fric n’étant plus là, ça devenait brinquelalant jusqu’à frôler le ridicule dans la fin du dessin animé. Mais c’est pas le sujet qui nous intéresse, non ! C’est le Tintin de Spielberg et Jackson (oui, les deux, mon capitaine !).
Cette fois-ci, ça roule, et même très bien. Enfin des personnages de BD qui s’expriment avec de vrais faciès. Pas du réchauffé, pas du factice… du consistant, de l’expressif… tonnerre de Brest. Jamie Bell et Andy Serkis ont mis tout leur talent au service de cette production d’un maître du cinéma de l’Aventure. Et hop, vous voilà embarquer pour un voyage sans escale. Rythme, ambiance des années 60, clins d’oeil à Hergé lui-même, humour, une véritable plongée dans l’univers des BD d’Hergé (couleurs, dessins, éclairages, même si pas mal de scènes se déroulent la nuit… le p’tit péché mignon de Steven). On en prends plein les yeux avec une 3D discrète et efficace. Bon, pour les puristes, mettre 3 albums dans un seul film, ça fait un peu gâchis, mais n’oublions pas que Tintin n’est pas forcément une lecture courue pour les jeunes du XXI siècle. Et pour finir, si, si, vous l’aviez remarqué… la bande-son. De nouveau, la deuxième moitié du cerveau de Steven, le compositeur John Williams. Comment ça on pense au docteur Jones en voyant le film ? Je pense que c’est un peu voulu… non ?
Attention ! N’oubliez pas de prendre votre respiration dès le début, sinon, l’apnée va être difficile à supporter ! Ça commence avec un générique sous forme de clin d’oeil à l’oeuvre d’Hergé, un vrai petit bijou d’animation.

Run Tintin… run