L’auteur
Tout a commencé sous un ciel d’automne, au crépuscule de la journée du mardi 20 septembre 1960. Les terres d’auvergne ont accueilli ce nouveau né. Puis pendant 17 ans, ce furent les voyages de ville en ville, au gré des affectations de mon père dans l’administration pénitentiaire, avant de finir mes études à Beauvais, préfecture du département de l’oise.
Deux années rapides en IUT d’informatique avant de mettre un pied dans la vie active et le monde naissant de la micro-informatique. S’en suivirent 25 années dans la création, le développement de logiciels, de gestion de projets (plus d’autres activités annexes notamment comme rédacteur ou concepteur), formateur, pour finir Marketing Product Manager et voyager à travers le monde dans le cadre de mon travail.
Mais, c’est en 1983 que viendra un évènement important. A l’initiative d’un copain d’IUT, je me retrouve par une soirée d’un 31 décembre dans une salle où une troupe de théâtre met la dernière patte à la préparation d’un cabaret pour le nouvel an. Il arrive par moment des évènements qui seront déterminant pour le restant de votre vie, et ce soir là, ce fut le cas. Depuis 25 ans maintenant, en plus de ma carrière professionnelle, s’est immiscée une vie de comédien, metteur en scène, adaptateur de nouvelle littéraire en pièce de théâtre, et même créateur. De là, à faire un saut vers l’écriture de romans, peut-être, qui sait ?
A bien y réfléchir, la pièce « Macbeth » (pour laquelle nous étions en pleine répétition) fut probablement un des éléments déclencheurs, vision noire de la quête du pouvoir et de l’influence de maléfiques sorcières sur fond de landes écossaises.
A suivre …
Les influences
Elles sont nombreuses et aussi variées que peut l’être la littérature, la musique, le cinéma. Les trois forment sans aucun doute un chaudron baigné d’imagination intense.
Côté littérature, ce sont les grands romans d’aventures de Jules Verne qui furent ma prédilection pendant de nombreuses années avant de me tourner vers les grandes oeuvres majeures de la science-fiction autour d’auteurs comme Issac Asimov avec Les Robots, Arthur C. Clarke et son ésotérique 2001, L’odyssée de l’espace, Frédéric Brown pour son univers humoristique Martiens Go Home, Cliford D. Simak pour son Demain les chiens et beaucoup d’autres. Mais le choc survint avec Frank Hebert et son oeuvre Dune. C’était la première fois que je rencontrais un auteur développant un univers aussi riche, aussi minutieusement construit à tous les niveaux, intrigue, politique, rivalités, pouvoir … un vrai bonheur et une immersion totale.
Puis ce fut le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien et le reste de son oeuvre. Une trilogie complexe dans le monde de l’héroïc fantasy. Et enfin, l’oeuvre monumentale de J.K. Rowling et de son sorcier à lunettes avec son écriture foisonnante de détails, son style clair et limpide, la richesse de son oeuvre, une action menée tambour battant.
Tous ces mondes, tous ces univers forgèrent peu à peu une imagination qui ne demandait qu’à s’abreuver et se délectait de toute cette littérature que certains considèreront comme mineure, voire à mettre au pilori de la littérature classique. Mais elle est là et bien réelle, et a nourri des millions de lecteurs de part le monde.
A suivre …
Le monde étrange de la magie
Elle s’est introduite dans ma vie par la banalité d’un livre. Mais pas n’importe quel livre. Mon père revint un soir avec un ouvrage sur la prestidigitation moderne, un livre broché aux Editions Payot. Au premier abord, rien de réjouissant pour un jeune de onze ans, voire même plutôt déconcertant, du texte, toujours du texte et encore du texte. Malgré cela, je me suis accroché et le mystère de la magie a opéré après avoir répété devant une glace des dizaines et des dizaines de fois un petit tour de carte.
La seconde immersion fut par l’intermédiaire du cinéma. Le film de Walt Disney « L’apprentie sorcière » sorti en 1971. Un film mélangeant les prises de vue réelles et le film d’animation, tout comme un précédent succès avec Mary Poppins.
Résumé du film :
Août 1940. Afin d’échapper aux bombardements allemands, les enfants londoniens sont évacués de la capitale et placés à la campagne. C’est ainsi que Charlie, Carrie et Paul Rawlins se retrouvent chez une vieille demoiselle revêche, Églantine Price (Angela Lansbury plus connu dans la série Arabesque), dans le petit village de Pepperinge Eye, sur la côte sud de l’Agleterre.
Une nuit, les enfants percent le secret de leur hôtesse : Miss Price est une apprentie sorcière qui suit les cours par correspondance du célèbre professeur Émelius Browne. Mais alors qu’elle a déjà appris à maitriser le vol en balai et la transformation d’humains en lapins blancs, les cours sont brusquement interrompus à la veille de la dernière leçon : la révélation de la formule magique de « locomotion substitutive » permettant d’animer les objets. Bien décidée à compléter sa formation, elle s’envole pour Londres en compagnie des trois enfants à bord d’un grand lit de cuivre, afin de rencontrer le professeur. Mais ce dernier se révèle n’être qu’un vulgaire escroc qui s’est contenté de recopier ses cours dans un vieux livre de magie incomplet (d’où l’absence de la dernière leçon) sans penser que les formules magiques pourraient véritablement fonctionner. Sans se décourager pour autant, Églantine et les enfants entraînent Émelius à la recherche des pages manquantes et découvrent chez un vieux libraire que la fameuse formule de « locomotion substitutive » est gravée sur l’Étoile d’Astaroth, que porte autour du cou le roi de l’île mystérieuse de Naboombu, peuplée exclusivement d’animaux anthropomorphes.
Après un amerrissage mouvementé dans le lagon de Naboombu, les cinq héros réussissent à s’emparer de l’Étoile, après un match de football mouvementé dont Émelius se retrouve l’arbitre malchanceux. Ils reviennent à Pepperinge Eye juste à temps pour constater avec effroi que le village a été choisi comme lieu de débarquement secret par les troupes allemandes. Mais grâce à la formule magique (« Treguna mekoides trecorum satis dee ») désormais en sa possession, Églantine prend la tête sur son balai d’un bataillon d’armures médiévales conservées au château voisin et rejettent à la mer l’ennemi nazi.
On se demande parfois d’où naissent les idées. Il n’y qu’à se replonger dans son enfance pour en découvrir souvent l’origine.
A suivre …
La génèse du Cycle de Rune
S’il devait y avoir une date, elle serait la suivante : le 13 septembre 2005. C’était une période sombre, l’âme fleurtant avec la dépression, et pourtant, en cette nuit naquit la trame de cette aventure. Le début fut plutôt modeste mais se concrétisa rapidement par un synopsis complet et décrivant l’aventure de deux jeunes collégiens tout au long de cinq tomes bien distincts. Puis, s’enchaîna rapidement le résumé complet et détaillé des cinq livres composant ce cycle, avec pour thème de fond la Light Fantasy. Et oui, il existe bien différents sous-genres dans la Fantasy.
Pendant deux ans, (travaillant exclusivement le soir et le week-end), s’est élaborée une espèce de dictionnaire collectionnant tous les élements qui apparaitraient dans l’oeuvre finale : les personnages (et il y en a de nombreux, pas tous très sympatiques), les lieux (pour certains étranges), les objets, les sortilèges, les arts magiques, et l’on pourrait en rajouter tant la liste est longue. Quelques bribes de textes et de dialogues ébauchant certains chapitres clés naquirent à ce moment là. Mais voilà, il restait encore à franchir le pas, à se lancer dans l’écriture détaillée du premier tome. Ce fut fait, et un roman d’environ 400 pages naquit.
A suivre …
